24H DE LA VIE D'UNE FEMME SENSIBLE

COMPAGNIE EVA BYELE

24h de la femme d'une fille sensible .pn

LE SPECTACLE

Dans les années 1920, près de Paris, une femme mariée se désespère dans sa maison bourgeoise lorsqu’elle rencontre un homme, artiste, comme elle.
De cette passion éphémère naîtront 24 lettres écrites en 24 heures pour pallier le silence et l’absence de son amant. Au fil des heures et des pages, l’écriture se révélera comme la clé de l’émancipation.

Ce seule en scène est un hommage à la grande poétesse et dramaturge du XIXe siècle Constance de Salm à qui l’on doit le magnifique roman épistolaire "24 heures d’une femme sensible" écrit en 1824.

Texte et interprétation : Eva Byele
Partition musicale: Louis Raveton

Dossier de présentation : ICI
Site de la compagnie : http://www.evabyele.com

CHEEK MAGAZINE : La metteure en scène Eva Byele poursuit son travail artistique centré sur les femmes et leur libération "..." et revient avec une pièce délicate influencée par 24 heures de la vie d’une femme de Stefan Zweig, qui s’inspirait lui-même de la poétesse Constance de Salm.

LA TERRASSE : La metteuse en scène Eva Byele semble l’avoir entendue. Reprenant la structure du roman, elle modifie et transpose l’histoire dans les années 20 pour ajouter à la passion amoureuse la thématique de l’émancipation.

ARTS ET LETTRES : Dans une mise-en scène fourmillant de détails intéressants, jusqu’à la couleur de l’encrier. Du vieux Rouen? Le texte est incomparablement habité par celle qui l’a écrit. La partition musicale, signée Louis Raveton, souligne le propos par ses clair-obscurs, ou ses mouvements haletants dignes des meilleurs suspenses.

PROCHAINES RPRÉSENTATIONS 

Festival Avignon Off 

 Du 5 au 28 juillet au Théâtre de la Carreterie

à 20h45
Relâches les mardis 9, 16 et 23 juillet

HOMMAGE A CONSTANCE DE SALM 

Constance de Salm (1767-1845) est l’une des plus grandes poétesses et dramaturges françaises du XIXe siècle, combattant pour le droit des femmes, en particulier dans le domaine de la création.
Attaquée « sur le sérieux et philosophique de la plupart de ses ouvrages », elle écrit son unique roman – épistolaire – "24 heures d’une femme sensible", « en s’imposant la loi de n’y pas dire un mot qui ne fût dicté par le sentiment ou la passion ». Ce livre s’attache à « peindre la jalousie, non sans fureurs, mais dans les douleurs dont elle accable une âme ardente et sensible. »

Dans ce chef d’œuvre de sensualité, l’auteure dépeint avec brio une femme en proie à la passion amoureuse qui, hantée par la jalousie et la peur de perdre son amant, éprouvera tous les sentiments de la confiance au doute, du raisonnement à la colère, de la rancœur au désespoir...

« L’intérêt principal de son œuvre, [...] réside dans l’analyse lucide des enjeux et des conséquences de la Révolution française pour les femmes. Très sensible aux formes nouvelles de misogynie qui apparaissent alors et veulent en particulier interdire aux femmes l’accès à la culture, Constance de Salm cherche au contraire à faire bénéficier les femmes des Lumières de la Raison. Elle affirme fermement leur droit à l’expression littéraire et politique, et leur appartenance à un espace culturel commun, en se réclamant d’un principe de solidarité entre femmes de façon pour son temps originale et novatrice »

Christine Planté, in Femmes poètes du XIXe siècle (Presses universitaires de Lyon, 1998).

NOTE D'AUTEUR ET DE MISE EN SCENE

 

"Lorsqu’en 2016, j’ai lu le roman épistolaire 24 heures d’une femme sensible de Constance de Salm, dont Stefan Zweig s’est inspiré pour écrire son fameux 24 heures de la vie d’une femme, j’ai été tellement happée par la beauté qui se dégageait du texte que j’ai su aussitôt que je m’en inspirerais. Quelques mois plus tard, naissait dans un souffle 24 heures de la vie d’une femme sensible.

J’ai repris la structure dans laquelle une femme écrit des lettres à son amant mais mon héroïne en écrit 24 au lieu de 46 et l’action se situe dans les années 1920. L’histoire également est différente, celle d’une femme écrivain qui dépérit dans sa demeure bourgeoise pendant l’absence de son mari et qui souffre du rôle dans lequel le mariage l’a confinée. Par sa rencontre avec un compositeur, artiste comme elle, elle découvre une volupté insoupçonnée jusqu’alors.

L’extase amoureuse avec cet homme aura de multiples conséquences dont sûrement, la plus importante, la rencontre avec elle-même. En s’autorisant à vivre cette passion, elle s’ouvre enfin à la vie. L’écriture autant que la volupté apparaissent alors comme les clés de l’émancipation.

Dès l’écriture de ce texte, j’ai eu la volonté de l’adapter en seule en scène afin de donner corps et vie à cette héroïne d’une grande modernité. Il m’a paru essentiel qu’une certaine modernité alors transparaisse aussi bien dans la musique, les lumières ou le costume. Ainsi, passé et présent se mêlent pour mieux révéler l’intemporalité des propos de cette femme qui lutte, par l’écriture, pour découvrir qui elle est. "

 

Eva Byele

EN PRATIQUE

Théâtre - Tout public à partir de 16 ans - Durée : 65 min
En tournée : 2 personnes en tournée
Compagnie professionnelle basée à Barcelone

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